
Muni de votre plan, de votre idée préconçue de ce que doit être le bonheur,
vous recherchez cette idée dans chacune de vos expériences,
au lieu de faire vraiment l’expérience de ce que la vie vous donne.
Ce douloureux et angoissant processus de comparaison se perpétue à votre insu
et détruit tout ce qu’il touche.
La vie, qui aurait pu être une série d’heureuses découvertes, n’est plus qu’une suite de désillusions.
Réfléchissez :
vous ne pouvez pas être déçu de ce que la vie vous donne,
si vous n’avez pas déjà en tête une image précise de ce que vous voulez.
Nous pouvons tirer de tout cela la leçon suivante :
notre idée du bonheur est le plus souvent la cause même de notre malheur.
On ne crée pas son bonheur.
Il n’est la conséquence de rien.
Le bonheur vient à ceux qui comprennent qu’on ne peut pas plus le conquérir qu’on ne saurait conquérir l’air qu’on respire.
Le bonheur fait parti de la vie, et on le trouve en vivant.
L’euphorie de l’anticipation n’est pas du bonheur,
tout comme le seul arôme du pain chaud n’apaise pas la faim.
La quête du bonheur se fonde sur la certitude illusoire que l’on peut posséder le bonheur.
C’est impossible.
Le bonheur est la manifestation naturelle d’une vie dépourvue de stress,
comme le soleil réchauffe naturellement la terre quand les nuages noirs se sont dissipés.
Guy Finley, Lâcher Prise
Photo : Brian Klimowski