Le bonheur est permanent en toi, il est ton essence, ton état naturel, de même que l'amour est ton essence. Ce qui te fait souffrir,
c'est l'attachement
aux sentiments, aux choses, aux personnes.
Personne ne peut te rendre malheureux
si tu es capable de comprendre le motif des réactions d'autrui.
Le fait qui te contrarie est extérieur à toi.
Tu n'en es pas maître, pas plus qu'il n'est maître de toi.
Quand tu te fâches et tu souffres,
c'est parce que tu acceptes qu'il te rende
malheureux.
Mais sache-le une fois pour toutes:
si personne ne peut faire ton bonheur,
personne ne peut davantage faire ton malheur.
Le bonheur est l'une de tes forces
et toi seul peux la développer ou
la laisser sans effet.
Pour être heureux tu n'as rien à faire,
rien à chercher,
mais seulement à te défaire
des idées fausses et des illusions qui t'empêchent de voir.
Si tu parviens à t'éveiller et à rester vigilant,
tu peux découvrir les richesses et les chances
qui te sont offertes chaque jour,
les reconnaître et les appeler
par leur nom.
Tu essaies d'obtenir le bonheur
avec les moyens que la société t'a enseignés:
satisfaction des désirs et des besoins que tu te crées.
Si quelque chose te devient difficile ou gênant, tu t'évades.
Ainsi, tu te caches derrière les bruits,
la consommation,
les illusions et tes misères,
celles qui ensuite te font honte.
Nous avons été programmés pour être
heureux ou malheureux
selon le bouton sur lequel on appuie,
celui de la louange ou celui de la critique.
C'est ce qui te déconcerte et te fait osciller
d'un extrême à l'autre
sans jamais trouver
ton équilibre.
Antonny De Mello, Libres enfin !
Merci à Lapassante pour ce texte sur lequel je médite…