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Koah par ci, Koah par là..., un peu de ci, un petit peu de ça..., un peu de Yang, un peu de Yin..., pas à pas sur la voie chemine.

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Svâmi Prajnânpad, sa philosophie


 

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Celui-là dit la vie comme elle est, difficile, douloureuse, inconsolable. Et c’est la seule consolation qui vaille. Un philosophe ? Bien mieux : un sage – aussi grand que ceux de l’Antiquité, tout en étant pleinement de son temps.
Né en Inde, dans une famille de brahmanes, il est l’un des premiers lecteurs orientaux de Freud, dont il adapte l’enseignement. Il invente, entre « vedânta » (1) et psychanalyse, un style de psychothérapie qui devient une aventure spirituelle. Rien de religieux pourtant chez lui : il ne célèbre aucun Dieu, n’impose aucun rite, ne promet aucun paradis.
La spiritualité, dit-il, n’est qu’un autre nom pour l’indépendance.Pas d’autre prière que l’attention. Pas d’autre salut que l’amour et l’action. Il m’apprend à voir la vie telle qu’elle est, et à l’accepter toute. C’est mon maître de sagesse et de lucidité.
 
 
Les 5 clés de sa pensée
 
1                    Vivre au présent
 
                  Ce qui fut n’est plus, ce qui sera n’est pas encore. « Qui crée alors le passé ou le futur ? Seulement le mental. » Nous sommes prisonniers du passé, par l’inconscient, et de l’avenir, par l’attente. « Le passé insatisfait enserre le présent dans ses griffes », et nous voue à l’espérance, donc à une nouvelle insatisfaction. L’espoir et la peur sont les plus grands ennemis de l’homme : parce qu’ils nous séparent du présent, du réel, de tout, parce qu’ils nous enferment dans l’avenir et l’ego. On ne peut y échapper qu’en se libérant du passé. Ainsi la liberté et l’éternité vont ensemble.
                   
         2       Différence et changement
                  Tout est différent toujours : il n’y a pas deux grains de sable identiques, ni deux mentals semblables. C’est ce qui nous voue à la solitude : « Personne ne peut agir suivant le désir de quelqu’un d’autre ; chacun est différent et séparé. » C’est aussi ce qui nous voue au changement, qui n’est que la différence dans le temps. Deux instants successifs ne sont jamais identiques : « Tout change à chaqueinstant. Ce n’est qu’un courant qui s’écoule. » Il n’y a pas d’êtres ; il n’y a que du devenir. C’est ce que l’ego refuse : il voudrait « rester intact » et ne le peut ; il s’interdit de vivre, pour ne pas mourir.
                   
         3       Le refus et l’émotion
                  Qu’est-ce que le mental ? Toute pensée en nous quisouhaite autre chose que le réel. C’est le contraire de la vérité. C’est « mâyâ » (« l’illusion »). Comment savoir alors si l’on est dans la vérité ou dans le mental ? Par la présence ou l’absence d’émotion. L’émotion est le critère : si je suis ému, c’est que je superpose au réel autre chose que ce qu’il est (mon désir, mon refus, mon attente), qui m’en sépare et m’enferme dans le mental. Il faut donc accepter l’émotion, pour s’en libérer.
                   
         4       Voir, accepter, agir
                  Le contraire de l’illusion, c’est la vérité. Le contraire du mental, c’est voir. Ne pas penser, ne pas interpréter, ne pas juger, ne pas comparer, mais voir ce qui est comme cela est. Aucun jugement de valeur. Aucun refus. Aucune émotion (il n’y a plus que des sentiments). Accepter ce qui est. C’est la seule façon de le transformer. « Restez dans le présent : agissez, agissez, agissez ! » Et lorsque l’on n’arrive pas à accepter ce qui est ? Alors l’émotion est là, qu’il faut donc accepter. Ni refus ni dénégation. Ni espérance ni regret. Cela passe par la connaissance de soi, et par l’acceptation de soi : « Accept yourself and be happy » (« Accepte-toi et sois heureux»).
                   
         5       Etre un avec tout
                  L’expérience spirituelle la plus haute est celle de l’unité. Nous ne sommes séparés de tout que par le mental – que par nous-même. La vérité, au contraire, nous unit : parce qu’elle est une, parce qu’elle est universelle, et parce qu’elle est infinie. Il ne s’agit pas de brimer l’ego, mais de l’ouvrir : devenir comme « un cercle devenusi large qu’il ne peut plus rien entourer, un cercle d’un rayon infini: une ligne droite ! ». Alors seulement le bonheur peut advenir. Il n’y a pas d’ego heureux, ni de bonheur égoïste. Il faut donc se libérer du moi, pour s’ouvrir à tout. C’est le chemin de la sagesse. C’est le chemin du bonheur. « Pour aller où ? Là où vous êtes. Tout est ici et maintenant. »
          
 
Voici la clé :   
 
            aucun jugement de valeur.
        
 


1- Pensée qui affirme l’identité de la conscience individuelle et de la conscience universelle.
 
Photo :Zachary Miloff
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~
J'adhère...
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D
ce qui "coonce" encore pour moi et j'aurais besoin qu'on développe, c'est ceci : "Il faut donc accepter l’émotion, pour s’en libérer.". C'est là que j'aimerais savoir comment faire, je trouve que le texte passe trop vite sur ce point... l'émotion est le critère qu'on n'est pas dans la vérité mais il faut pourtant l'accepter... à creuser !
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M
Voilà un article qui appelle à la réflexion. J'ai beaucoup le premier point : vivre au présent, ce qui semble parfois si difficile dans nos temps modernes... Pour le reste j'en prends et j'en laisse, je pense que tout vivre comme c'est écrit nous déshumaniserait quelque peu... et je m'aime avec mes défauts aussi :)<br /> Mél
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D
hello! juste un petit coucou pour dire bonne nuit, il est tard et demain j'ai de l'école, alors excusez-moi si je fais un copier/coller pour vous saluer tous ! bon week-end !
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K
Bon week-end
P
Oui de retour, un moment d'égarement et je dois aujourd'hui réparer quelques fautes que j'ai pu commettre et donc prendre le temps de bien le faire!<br /> J'ai beaucoup aimé cette article!
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