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Koah par ci, Koah par là..., un peu de ci, un petit peu de ça..., un peu de Yang, un peu de Yin..., pas à pas sur la voie chemine.

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Pas de fuite, pas de problème


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Nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin. 

Il n’y a aucun besoin de nous améliorer.
 
Tout ce cirque que nous faisons – la peur tenace d’être mauvais et l’espoir d’être bons, les identités auxquelles nous nous accrochons tant, la rage, la jalousie et les dépendances de toutes sortes – n’atteint jamais notre richesse fondamentale. Ce sont autant de nuages qui obscurcissent temporairement le soleil. Mais toujours la chaleur et la brillance sont là. C’est ce que nous sommes vraiment. Un clin d’œil nous sépare de l’éveil total.
Nous regarder nous-mêmes ainsi est très différent de ce que nous faisons d’habitude. De ce point de vue, il n’est pas nécessaire de changer : on peur se sentir aussi misérable que l’on veut, on reste un bon candidat à l’éveil. On peut s’imaginer être le cas le plus désespéré du monde, ce sentiment est une richesse, et non quelque chose à jeter ou à améliorer. Il y a une richesse dans tout ce fatras malodorant pour lequel on a tant d’aversion et qu’on prise si peu. Les choses réjouissantes – ce qu’on aime tant chez soi, ce qui est source de fierté ou d’inspiration – sont aussi notre richesse.
Grâce aux pratiques présentées dans ce livre, on peut commencer là où l’on est. Si on est en colère, en état de manque ou déprimé, les pratiques décrites ici ont été élaborées pour encourager chaque être à utiliser tout ce dont il aimerait se défaire, afin d’éveiller sa compassion envers lui-même et les autres. Ces pratiques montrent comment s’accepter soi-même, comment entrer directement en rapport avec la souffrance, comment arrêter de fuir les aspects pénibles de la vie. Elles montrent comment travailler de bon cœur avec la vie telle qu’elle est, tout simplement.
Quand on entend parler de compassion, cela soulève naturellement la question de travailler avec les autres, de s’occuper d’eux. La raison pour laquelle on ne se soucie pas d’autrui – que ce soit son enfant, sa mère, quelqu’un qui sait manier l’insulte ou communiquer la peur – c’est qu’on n’est même pas présent à soi-même. Il y a des parties entières de soi-même qui sont si indésirables qu’on prend la poudre d’escampette chaque fois qu’elles commencent à resurgir.
Comme on a tendance à fuir, on perd continuellement l’occasion d’être là précisément, d’être là en ce moment même. On passe son temps à manquer le moment où l’on est. Pourtant, si on arrive à faire l’expérience du moment dans lequel on est, on découvre qu’il est unique, précieux et totalement frais. Il ne survient jamais deux fois. On peut jouir de chaque moment et le célébrer – il n’existe rien de plus sacré. Rien de plus vaste ni de plus absolu. En fait, il n’y a rien de plus !
C’est uniquement dans la mesure où nous sommes arrivés à connaître notre propre souffrance, où nous sommes entrés en rapport avec elle, si tant est que nous l’ayons fait, que nous pourrons être intrépides, assez courageux et assez guerriers pour ressentir la souffrance des autres. Dans cette mesure, nous pourrons accepter la souffrance des autres parce que nous aurons découvert que leur souffrance et la nôtre ne sont pas différentes.
Cependant, pour en arrivé là, nous avons besoin de toute l’aide possible. J’espère que ce livre vous fournira cette aide. Les outils qu’il offre sont trois pratiques d’un grand secours. Ce sont :
1         La méditation assise de base (ou méditation shamatha-vishyana).
2         La pratique de donner et recevoir (ou Tonglen)
3         La pratique des slogans (les sept points de l’entraînement de l’esprit ou lojong)
 
Toutes ces pratiques font naître un sentiment de confiance : la sagesse et la compassion dont nous avons besoin sont déjà en nous. Elles nous aident à nous connaître nous-mêmes, nos parties rugueuses et nos parties lisses, notre passion, notre agression, notre ignorance et notre sagesse.




Pema Chödrön, La Voie commence là où vous êtes.
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J
Je suis parcourue de frissons! respects, je reviendrai!
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A
un texte à méditer... toutes ces poussées "mauvaises" de notre être ne sont là que pour nous dire que nous ne sommes pas en harmonie... nous remuer un peu pour mieux compatir... bonne journée
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A
et bien je suis tout heureuse que tu es suivi le conseil de malka ... sauf que tu peux me dire son blog car peut etre ne l'ai je pas mis au même nom dans mes liens ... <br /> en tout cas bienvenu ici aussi il fait bon et doux et c est avec plaisir que je reviendrai<br /> bisous
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P
Merci d'avoir déposé quelques mots sur Pêle-mêle où, parfois, l'on médite un peu et cherche la voie comme ici.
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~
Je note la référence...très interessant!
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