Koah par ci, Koah par là..., un peu de ci, un petit peu de ça..., un peu de Yang, un peu de Yin..., pas à pas sur la voie chemine.
Entre tous mes tourments,
entre la mort et moi
Entre mon desespoir
et la raison de vivre
Il y a l'injustice
et le malheur des hommes
que je ne peux admettre,
il y a ma colère.
La lumière toujours
est pres de s'éteindre
La vie toujours s'aprête
à devenir fumier
Mais le printemps renaît
qui n'en a pas fini
Un bourgeon sort du noir
et la chaleur s'installe.
Et la chaleur aura
raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés
n'y resisteront pas
J'entends le feu parler
en riant de tièdeur
J'entends un homme dire
qu'il n'a pas souffert.
Toi qui fus de ma chair
la conscience sensible
Toi que j'aime à jamais,
toi qui m'a inventé
Tu ne supportais pas
l'oppression ni l'injure
Tu chantais en rêvant
le bonheur de la terre
Tu rêvais d'être Libre
et je te continue
Paul ELUARD