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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 18:39







Il faut être toujours ivre.

 

Tout est là :


c'est l'unique question.

 



Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps


qui brise vos épaules et vous penche vers la terre,


il faut vous enivrer sans trêve.

 



Mais de quoi ?


De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.


Mais enivrez-vous.

 



Et si quelquefois, sur les marches d'un palais,

sur l'herbe verte d'un fossé,

dans la solitude morne de votre chambre,

vous vous réveillez,

l'ivresse déjà  diminuée ou disparue,

 


demandez au vent,


à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge,


à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule,


à tout ce qui chante, à tout ce qui parle,

 


demandez quelle heure il est ;


et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge vous répondront :



"Il est l'heure de s'enivrer !

 

 



Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps,


enivrez-vous ;

 



enivrez-vous sans cesse !

 


De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

 

 







BAUDELAIRE 

Photo : Basil Gromov

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 14:53





Pour faire une table,

il faut du bois

 

Pour faire du bois,
il faut un arbre

 

Pour faire un arbre,
il faut une graine

 

Pour faire une graine,
il faut un fruit

 

Pour faire un fruit,
il faut une fleur

 

Pour faire une table,
il faut une fleur...

 

 

 

 

 






Gianni Rodari

Photo : Ursula I Abresch

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 01:08






 

J'écris pour que la vie soit respectée par tous

je donne ma lumière à ceux que l'ombre étouffe

J'écris pour vous ouvrir à la douceur de vivre

j’écris pour tous ceux qui ont pu sauver

de l'ombre et du commun naufrage

un coin secret pour leur étoile...

J'écris pour apaiser mon sang

mon sang violent et dur et lourd de siècles tristes

J'écris pour partager ma joie

avec ceux qui m'écoutent

J'écris pour être heureux pour être libre...

J'écris pour qu'on défende

pour qu'on respecte

l'arbre qui monte

le blé qui pousse

l'herbe au désert

l'espoir des hommes...

 

 

 

 

 

 

  Merci Nicole 

 

 Messouar Boulanouar                   

Photo : Philippe Rapoport                     

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 00:11

 


Charles-Grixti.jpg

 
  

Tout passe, tout casse, tout lasse,
Tout s’efface,
T’aurais pu attendre
Que ton heure vienne 

Hier soir,
T’es partie sans nous dire au revoir
Je suis sûr que t’as fait çà pour voir
Si çà nous ferait de la peine
Tout seul, tout seul, tu nous laisses tout seul
Sans une explication,
Un mot griffonné sur une feuille,
Une raison
K.O., groggy, tu nous laisses ici,
Avec cette foule de questions,
Auxquelles jamais, jamais, je crois,
On ne répond.
Ainsi va la vie,
Ceux qui restent ont toujours raison,
Ainsi va la mort,
Les absents ont toujours tort
 

T’imagine pas le nombre de mots qu’il y a
Pour dire que t ‘es plus là,
Conjugaison à l’imparfait,
Au passé
Souvenir, souvenir, t’es plus qu’un souvenir,
Une photo dans un tiroir,
Un mal au cœur qui ne veut pas mourir
Dans ma mémoire
Ainsi va la vie,
Ceux qui restent ont toujours raison,
Ainsi va la mort,
Les absents ont toujours tort


Tout passe, tout casse, tout lasse,
Tout s’efface,
T’aurais pu attendre
Que ton heure vienne
Ainsi va la vie,
Ceux qui restent ont toujours raison,
Ainsi va la mort,
Les absents ont toujours tort
 
 
 
 
 
 
 




Louis Chedid
Photo : Charles Grixti
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 01:31

 



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Il restera de toi
ce que tu as donné.
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
 
Il restera de toi de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné
En d'autres fleurira.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
 
Il restera de toi ce que tu as offert
Entre les bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que les réveils,
Ce que tu as souffert
En d'autres revivra.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
 
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé
En d'autres germera.
Celui qui perd sa vie
Un jour la trouvera.
 
 
 










Simone Veil
Photo : Abdul Kadir Audah
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 02:22



lius-hanzen

 

 
Un Homme parmi Mille, dit le roi Salomon,
Te sera plus cher qu’un frère de sang.
Et ça vaut la peine de le chercher une moitié de ta vie
Si tu le trouves avant l’autre.
Neuf cent quatre-vingt dix-neuf se fient
A ce que le monde voit en toi,
Mais le millième Homme restera ton ami
Même si, contre toi, toute la terre se dresse.
 
Ce n’est ni promesse, ni prière, ni parade
Qui t’aideront à te le trouver ?
Neuf cent quatre-vingt dix-neuf te jugent
A ton apparence, ou tes actes, ou ta gloire.
Mais s’il te trouve, et si tu le trouves,
Qu’importe le reste du monde ?
Car le Millième Homme nagera ou coulera
A tes côtés dans toutes les eaux.
 
Tu peux utiliser sa bourse sans discussion
Comme il utilisera la tienne pour ses dépenses,
Et riez et marchez ensemble tous les jours
Comme si aucun prêt n’eut eu lieu.
Neuf cent quatre-vingt dix-neuf hommes exigent
Argent et or dans leurs rapports ;
Mais le Millième Homme vaut tous les autres
Car tu peux lui dévoiler tes pensées intimes.
 
Son tort est ton tort, et sa raison ta raison,
Quel que soit le temps qu’il fasse.
Tiens-toi debout et défends-le au vu du monde entier
Avec cela pour ton seul motif !
Neuf cent quatre-vingt dix-neuf ne supportent
Ni la honte, ni la moquerie, ni le rire,
Mais le Millième Homme sera fidèle à tes côtés
Jusqu’au pied de l’échafaud, et au-delà !
 
 
 
 



 
 
Rudyard Kipling
Photo : lius hanzen
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 01:37

 


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Il n'a aucune chance avec elle :
Je l'ai prévenu,
Mais il veut essayer quand même :
Il est têtu.
Il ne veut pas de mes conseils,
Me sourit d'un air entendu,
Puis s'en va recevoir sa peine,
Le cœur léger, la joue tendue.
 
Il ne m'écoute jamais.
Il fait ce qui lui plaît,
Car encore ne connait
Ni remords, ni regrets.
 
Inutile de le mettre en garde :
Il tend les bras.
Il trouve ce monde si désirable
Qu'il n'attend pas.
Il tient les serments, les promesses
Pour de l'or pur, pour de l'airain.
Trahi, il en tombe sur les fesses
Mais il n'y pense plus le lendemain.
 
Il ne m'écoute jamais.
Il fait ce qui lui plaît,
Car encore ne connait
Ni remords, ni regrets.
 
Il bénit chaque jour qui se lève,
Se frotte les mains.
Il voit partout de la lumière,
Même dans les coins.
Il se jette la tête la première,
Sans hésiter, sans prendre soin
De glisser un œil en arrière,
Pour voir s'il connait le chemin.
 
Il ne m'écoute jamais.
Il fait ce qui lui plaît,
Car encore ne connait
Ni remords, ni regrets.
 
Si j'ai passé la nuit entière
A lui parler,
Au matin c'est lui qui m'enterre
Pour la journée.
Il ne veut pas de mes conseils,
Me sourit d'un air entendu,
Puis s'en va recevoir sa peine,
Le cœur léger, la joue tendue.
 
Il ne m'écoute jamais.
Il fait ce qui lui plaît,
Car encore ne connait
Ni remords, ni regrets.
 
 
 
 


Paroles : Stephan  Eicher
Photo : Chatchai Phothimanomai
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 00:00




Francesco-Favretto-1-copie-1.jpg

 

 
Je vais aux sables et aux torrents
Écrire une autre page,
Loin de la ville où tu m'attends
Mais ce n'est qu'un voyage.
N'aie pas peur, je reviendrai de mon désert,
N'aie pas peur, je reviendrai de mes hivers,
Crois-tu qu'un goéland puisse oublier la mer ?
je vais apprendre qui je suis
Quand je suis à ma taille,
Sans que la trame de ta vie
Me prenne dans ses mailles.
N'aie pas peur...
je vais ébouriffer mon cœur
Au vent de l'aventure,
Exorciser toutes mes peurs
A coups d'égratignures.
N'aie pas peur...
 
 
     
 





Paroles : Mannick, "Des mots difficiles à dire"
Photo :Francesco Favretto
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 00:00

 


Roger-Sandgren.jpg




 Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez atrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.

 
 
 







Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)
 

Photo :  Roger Sandgren
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 00:18

 

 

Waiting-under-the-snow--Yves-Jardon.jpg

 
Solitude, sais-tu pourquoi je t’aime ?
Solitude, sais-tu pourquoi je t’attends ?
Solitude, sais-tu pourquoi je t’espère ?
Solitude, sais-tu pourquoi je t’ai apprise ?
 
En toi, je trouve le refuge face au regard étranger,
En toi, je trouve le silence face à l’inexplicable,
En toi, je trouve la paix face à l’épuisement,
En toi, je trouve celle que je suis devenue.
 
Avec toi, j’ai parcouru des chemins inconnus,
Avec toi, j’ai parcouru l’espoir et la désespérance,
Avec toi, j’ai parcouru la vie et la souffrance,
Avec toi, j’ai appris à tout réapprendre.
 
Alors, Solitude, quand ma main tu lâcheras,
Et qu’une main nouvelle viendra se tendre,
Alors, Solitude, souvent mon cœur reviendra,
Car pour aimer, il faut savoir attendre.
 
 
 
 
 




Elisabeth Lafont
Photo : Yves Jardon
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Koa

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La peur n’a qu’une peur,
c’est que tu l’abandonnes.


Henri Gougaud
 




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L'univers est un champ : 
on y récolte ce qu'on y sème.

Ce n'est pas parce qu'on a une fois planté et récolté des ronces, qu'il faut renoncer à y planter 
quoi que ce soit.
 



Que désirer ? 
Que demander ?

Que semer qui apporte notre épanouissement et celui d'autrui ?



Voilà les questions fondamentales



Olivier Clerc
 




Rossanna 2004






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  Paix   Peace  

 Pace   Pax  Shalom  

Mir   Salam

 Shanti




 

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