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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 02:33




Paul-McCall-copie-1.jpg 

  
L’homme vu du ciel
    
          Il paraissait plutôt enclin au rêve que porté sur l’action. Et pourtant. Avant d’être un écrivain, Antoine de Saint-Exupéry est surtout un pilote. Poète de l’action, il a trouvé ses mots dans sa vie. Une question le taraudait : « Que faut-il dire aux hommes ? » Aventurier, voyageur infatigable, il n’a eu de cesse de leur prodiguer des leçons d’énergie. Homme de cœur, il a martelé obstinément son espoir en l’homme.
          Générosité et solidarité étaient, pour lui, les valeurs fondatrices de l’humanité. Son “Petit Prince”, histoire de planète, d’enfant blond, de baobabs et de renard a fait le tour du monde. Mais c’est dans “Citadelle”, son œuvre majeure, que sa pensée est la plus aboutie. Il y développe un humanisme fondé sur une morale exigeante, où le refus du confort implique le sens du devoir et du sacrifice. Ses idées ont dérangé. Des intellectuels se sont gaussés de cette "belle âme" ou ont raillé sa "sainteté".
          Pourtant, c’est par "goût du bonheur" et respect de la vie qu’il a osé prendre tous les risques.Il est mort entre ciel et mer, à 44 ans, quelque part entre la Corse et le continent.
 
 
 1 Gagner de la hauteur
                       
Tout homme est le messager de quelque chose qui le dépasse, car notre temps passé sur terre est très court. Pour Antoine de Saint-Exupéry, la quête de l’absolu doit être le sens de notre combat quotidien.
 
« On n’ensemence que par le haut », disait-il.
 
 La vie s’ouvre aux individus exigeants, mais personne n’est en droit d’exiger des autres quelque chose qu’il n’ait déjà obtenu lui-même. Pour accéder à la dignité, nous devons fuir la facilité et l’inconstance, et ne négliger aucune petite vertu.
                         
 
 
2   Faire l’expérience du désert
                       
Alors que nous vivons dans un monde d’opulence et de confort, Saint-Exupéry nous invite à faire l’expérience du désert, de sa dureté. Dans ce monde aride, la privation redonne le goût des choses simples, une gorgée d’eau ou une escale entre deux trajets. Mais surtout, il nous incite à prendre conscience que nous avons tous, au fond de nous, un vide, quelque chose qui nous manque, alors que nous possédons tout. Le désert nous apprend à regarder plus loin que ce que nous avons, à voir de plus près ce que nous sommes.
 
« J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable.
On ne voit rien. On n’entend rien.
Et, cependant, quelque chose rayonne en silence. »
 
 
 
 3 Agir
 
L’homme « n’existe que dans la mesure où il se réalise,
il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes ».
 
Saint-Exupéry est un pionnier, qui nous propose de devenir le héros de notre propre vie : nous devons nous réveiller, préférer l’effort au repos, le danger à la sécurité.
 
« Vous n’avez  le droit d’éviter un effort qu’au nom d’un autre effort
car vous devez grandir. »
 
Cet héroïsme-là est une vertu dont nous n’avons aucune fierté à tirer, car
 
la vie, c’est l’audace.
 
Parce qu’elle donne un sens à la vie, l’action épanouit l’homme.
Et c’est en accomplissant les actes dictés par notre conscience que nous devenons des êtres humains.
                         
 
 
 4 Donner   
 
La valeur d’une vie ne réside pas dans les biens matériels éphémères, mais dans le dévouement, le sacrifice, le don de soi et l’échange.
 
« Je n’aime pas les sédentaires de cœur.
Ceux-là qui n’échangent rien ne deviennent rien. »
 
Avant de mourir, nous n’avons qu’un impératif : poser un geste gratuit. Telle une graine, ce sera notre trace, notre participation à la moisson. Pour naître à soi-même, il ne faut pas hésiter à sacrifier pour les autres nos derniers vivres.
 
L’homme n’accède à l’humanité qu’en servant ses semblables.
 Sa puissance réside dans sa capacité à les grandir.
                         
 
 
 5 Créer des liens
 
L’existence n’a de sens que si nous nous sentons liés à autrui,
« puisqu’on est frère en  quelque chose et non frère tout court ».
 
La source de la vie ne vient pas des choses ou des êtres, mais de ce qui fait lien entre eux. Rapprocher les hommes : tel est le sens de la mission humaine. Nos actes doivent tendre vers l’humanité, rejoindre l’universel, sinon ils sont vains :
 
« Car il n’est rien à espérer de soi
mais de  la seule merveilleuse collaboration de l’un à travers l’autre… »
 
 
     
   
 
Veillons sur les autres
             comme des sentinelles responsables,
créons des liens partout où ils sont rompus.
 
 
 
  
   
  
Photo : Paul McCall
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 00:53

 

Zachary-Miloff-copie-5.jpg

         
Celui-là dit la vie comme elle est, difficile, douloureuse, inconsolable. Et c’est la seule consolation qui vaille. Un philosophe ? Bien mieux : un sage – aussi grand que ceux de l’Antiquité, tout en étant pleinement de son temps.
Né en Inde, dans une famille de brahmanes, il est l’un des premiers lecteurs orientaux de Freud, dont il adapte l’enseignement. Il invente, entre « vedânta » (1) et psychanalyse, un style de psychothérapie qui devient une aventure spirituelle. Rien de religieux pourtant chez lui : il ne célèbre aucun Dieu, n’impose aucun rite, ne promet aucun paradis.
La spiritualité, dit-il, n’est qu’un autre nom pour l’indépendance.Pas d’autre prière que l’attention. Pas d’autre salut que l’amour et l’action. Il m’apprend à voir la vie telle qu’elle est, et à l’accepter toute. C’est mon maître de sagesse et de lucidité.
 
 
Les 5 clés de sa pensée
 
1                    Vivre au présent
 
                  Ce qui fut n’est plus, ce qui sera n’est pas encore. « Qui crée alors le passé ou le futur ? Seulement le mental. » Nous sommes prisonniers du passé, par l’inconscient, et de l’avenir, par l’attente. « Le passé insatisfait enserre le présent dans ses griffes », et nous voue à l’espérance, donc à une nouvelle insatisfaction. L’espoir et la peur sont les plus grands ennemis de l’homme : parce qu’ils nous séparent du présent, du réel, de tout, parce qu’ils nous enferment dans l’avenir et l’ego. On ne peut y échapper qu’en se libérant du passé. Ainsi la liberté et l’éternité vont ensemble.
                   
         2       Différence et changement
                  Tout est différent toujours : il n’y a pas deux grains de sable identiques, ni deux mentals semblables. C’est ce qui nous voue à la solitude : « Personne ne peut agir suivant le désir de quelqu’un d’autre ; chacun est différent et séparé. » C’est aussi ce qui nous voue au changement, qui n’est que la différence dans le temps. Deux instants successifs ne sont jamais identiques : « Tout change à chaqueinstant. Ce n’est qu’un courant qui s’écoule. » Il n’y a pas d’êtres ; il n’y a que du devenir. C’est ce que l’ego refuse : il voudrait « rester intact » et ne le peut ; il s’interdit de vivre, pour ne pas mourir.
                   
         3       Le refus et l’émotion
                  Qu’est-ce que le mental ? Toute pensée en nous quisouhaite autre chose que le réel. C’est le contraire de la vérité. C’est « mâyâ » (« l’illusion »). Comment savoir alors si l’on est dans la vérité ou dans le mental ? Par la présence ou l’absence d’émotion. L’émotion est le critère : si je suis ému, c’est que je superpose au réel autre chose que ce qu’il est (mon désir, mon refus, mon attente), qui m’en sépare et m’enferme dans le mental. Il faut donc accepter l’émotion, pour s’en libérer.
                   
         4       Voir, accepter, agir
                  Le contraire de l’illusion, c’est la vérité. Le contraire du mental, c’est voir. Ne pas penser, ne pas interpréter, ne pas juger, ne pas comparer, mais voir ce qui est comme cela est. Aucun jugement de valeur. Aucun refus. Aucune émotion (il n’y a plus que des sentiments). Accepter ce qui est. C’est la seule façon de le transformer. « Restez dans le présent : agissez, agissez, agissez ! » Et lorsque l’on n’arrive pas à accepter ce qui est ? Alors l’émotion est là, qu’il faut donc accepter. Ni refus ni dénégation. Ni espérance ni regret. Cela passe par la connaissance de soi, et par l’acceptation de soi : « Accept yourself and be happy » (« Accepte-toi et sois heureux»).
                   
         5       Etre un avec tout
                  L’expérience spirituelle la plus haute est celle de l’unité. Nous ne sommes séparés de tout que par le mental – que par nous-même. La vérité, au contraire, nous unit : parce qu’elle est une, parce qu’elle est universelle, et parce qu’elle est infinie. Il ne s’agit pas de brimer l’ego, mais de l’ouvrir : devenir comme « un cercle devenusi large qu’il ne peut plus rien entourer, un cercle d’un rayon infini: une ligne droite ! ». Alors seulement le bonheur peut advenir. Il n’y a pas d’ego heureux, ni de bonheur égoïste. Il faut donc se libérer du moi, pour s’ouvrir à tout. C’est le chemin de la sagesse. C’est le chemin du bonheur. « Pour aller où ? Là où vous êtes. Tout est ici et maintenant. »
          
 
Voici la clé :   
 
            aucun jugement de valeur.
        
 


1- Pensée qui affirme l’identité de la conscience individuelle et de la conscience universelle.
 
Photo :Zachary Miloff
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 00:45

 

Fredrik-Norman.jpg

               
                Le bonheur dans l'instant
                        Proche et mystérieux, fantaisiste et tendre, le chat dispense sa joie de vivre à quiconque apprend à le connaître et, par là même, à l’aimer.
 
 Les 5 clefs de sa pensée
 
                1  Prendre soin de son corps
                                Près de seize heures par jour passées à dormir, rêver, faire sa toilette ; surtout, une science innée des étirements et des assouplissements, la pratique des courses folles et des bonds de cabris : le chat n’a pas besoin – comme nous – de hanter les salles de sport pour exhiber un corps parfait, mais il nous incite à le faire ! Outre le fait de donner mauvaise conscience à celles et ceux qui négligent leur physique, le chat agit par sa présence comme un baume : le caresser fait baisser notre pression artérielle systolique, ses facéties nous font rire, notre stress diminue, nos insomnies aussi. Ce n’est pas pour rien que les Egyptiens avaient fait de lui le gardien du sommeil.             
                2  Savourer chaque minute
                                S’il engrange certains souvenirs, le chat ignore le futur et vit intensément l’instant présent. Cet hédoniste nous montre le bonheur ineffable d’une sieste dans un rayon de soleil, d’une pâtée offerte par une main amie, de quelques pas dans un jardin, d’un câlin les yeux dans les yeux. Le chat n’a pas besoin des mots des philosophes pour nous faire saisir avec éloquence que chaque minute doit être vécue et savourée comme si elle pouvait être la dernière.                  
                3  Choisir la liberté
                                Opposer la fidélité du chien à l’indépendance et à l’« égoïsme » du chat relève du lieu commun. Le premier est un animal de meute qui accepte de recevoir des ordres et d’être le dernier maillon de la chaîne familiale ; le second ignore la hiérarchie et nous considère comme des partenaires. Le chat, animal égalitaire et forte personnalité, nous inculque deux principes, en nous obligeant à nous interroger sur les notions de propriété et d’individualité : il prône le partage fraternel et le respect de l’autre dans ses différences. Sa fidélité – réelle – vous sera acquise si vous avez compris la leçon !                             
                4   Etre toujours zen
                                Le regard du chien rassure ; celui du chat pousse à l’introspection. Que déchiffrer dans ses « prunelles mystiques » chantées par Baudelaire ? Les Celtes y voyaient la porte de l’autre monde : l’éclat vert qui jaillit dans les ténèbres nous rappelle que cette couleur fut souvent liée à celle du divin. C’est un vieux sage ronronnant que nous abritons. Observez-le : le chat ne s’énerve que si on le pousse à bout alors qu’il se livre à une activité importante – sommeil, rêverie, chasse ou toilette. Sinon, il demeure la vivante image de la méditation et de la maîtrise de soi. « L’idée du calme est dans un chat assis », notait Jules Renard. Etre zen en toutes circonstances, voilà ce dont il témoigne.                               
                5  Jouer pour oublier de vieillir
                                Le chaton apprend dès les premières semaines de sa vie les subtilités chorégraphiques de ce que nous appelons jeu, mais qui est pour lui technique de la prédation. Agé, aveugle, diminué, le chat ne se plaint jamais des maux qui l’accablent et continue à épier, feinter, esquisser une pirouette ou un coup de patte. Une manière de nous faire comprendre que l’essentiel pour vieillir en beauté est de ne jamais cesser de participer, d’apprendre, de séduire, d’échafauder des projets.
                                 
                                
              
 Source : www.psychologies.com

Photo : FredrikNorman
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L'univers est un champ : 
on y récolte ce qu'on y sème.

Ce n'est pas parce qu'on a une fois planté et récolté des ronces, qu'il faut renoncer à y planter 
quoi que ce soit.
 



Que désirer ? 
Que demander ?

Que semer qui apporte notre épanouissement et celui d'autrui ?



Voilà les questions fondamentales



Olivier Clerc
 




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