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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 00:00

  


Kaushik-Chatterjee--Delight.jpg

 

 
« Une léproserie... Au sens le plus navrant, le plus odieux du terme...
 Des hommes qui ne font rien, auxquels on ne fait rien et qui tournent en rond dans leur cour, dans leur cage...
 Des hommes seuls.
Pis : abandonnés.    Pour qui tout est déjà silence et nuit.
L'un d'eux pourtant - un seul - a gardé les yeux clairs. Il sait sourire et, lorsqu'on lui offre quelque chose, dire merci.
L'un d'eux - un seul - est demeuré un homme.
 
La religieuse voulut connaître la cause de ce miracle. Ce qui le retenait à la vie...
Elle le surveilla.
 Et elle vit que chaque jour, par-dessus le mur si haut, si dur, un visage apparaissait.
Un petit bout de visage de femme, gros comme le poing, et qui souriait.
L'homme était là, attendant de recevoir ce sourire, le pain de sa force et de son espoir...
 Il souriait à son tour et le visage disparaissait. Alors, il recommençait son attente jusqu'au lendemain.
 
Lorsque le missionnaire les surprit  
                                      « C'est ma femme »,dit-il simplement.
Et après un silence :
         « Avant que je vienne ici, elle m'a soigné en cachette.
 Avec tout cequ'elle a pu trouver. Un féticheur lui avait fourni une pommade. Elle m'en enduisait chaque jour la figure... sauf un petit coin. Juste assez pour y poser ses lèvres...
Mais ce fut en vain. Alors on m'a ramassé.
Mais elle m'a suivi.
Et lorsque chaque jour je la vois, je sais par elle que je suis vivant... ».
 
 
 



Raoul Follereau, La seule vérité c'est d'aimer
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 00:17

 


reencarnacion-cristalero.jpg

  
    Un homme s'entretenait avec le Seigneur du paradis et de l'enfer.
Le Seigneur dit à l'homme: "Viens, je vais te montrer l'enfer."
Ils entrèrent dans une pièce où un groupe d'hommes partageaient une énorme marmite de ragoût. Chacun d'entre eux était désespéré et mourait de faim. Chacun tenait dans sa main une cuillère qui pouvait atteindre la marmite, mais chaque cuillère était munie d'une poignée beaucoup plus longue que leur propre bras, si longue qu'elle ne pouvait servir à porter le ragoût à leur bouche. Le supplice était terrible.
"Viens maintenant, je vais te montrer le paradis», dit le Seigneur après un moment.
Ils entrèrent dans une autre pièce, identique à la première; la marmite de ragoût, le groupe de personnes, les mêmes longues cuillères. Pourtant tous étaient heureux et bien nourris.
"Je ne comprends pas, dit l'homme. Pourquoi sont-ils heureux ici alors qu'ils étaient misérables dans l'autre pièce et que tout est semblable?"
Le Seigneur sourit.
"Ah, c’est simple, dit-il.
Ici, ils ont appris à se nourrir les uns les autres."
 
 
 
Ann, Landers
Photo : reencarnacion cristalero
 
C’est un petit clin d’œil pour Janou
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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 02:00

Fred-Jacobs--.jpg



Un jour quelqu’un vint trouver Socrate et lui dit :

-Il faut que je te raconte comment ton ami s’est conduit.
 
-Un instant ! dit le sage.
As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?
 
-Quels tamis ?
 
-Le premier est celui de la vérité.
As-tu contrôlé si ce que tu veux me raconter est vrai ?
 
-Non je l’ai entendu raconter.
 
-Bien, bien !
Mais sans doute l’as-tu fait passer à travers le deuxième tamis ?
Si ce que tu veux me raconter n’est pas tout à fait vrai, c’est au moins bon ?
 
-Heu ! Non au contraire…
 
-Essayons encore le troisième tamis.
Voyons s’il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire.
 
-Utile ? Pas précisément.
 
-Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n’est
Ni vrai, ni bon, ni utile, Je préfère ne pas le savoir.
Et quant à toi je te conseille de l’oublier







Photo :Fred Jacobs

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6 octobre 2007 6 06 /10 /octobre /2007 00:05



Cyrillr-Henry.jpg

 


      Il était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents...

Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

     Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.
Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs ; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais...

Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers... n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.

     C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais... ni feuille, ni fleur, ni fruit.
Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.

     Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre. Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.

Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.
S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage. 
 

Baerbel-Kavanaugh.jpg



Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.

     Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.
Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.





N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, 
car nul autre ne pourra les porter pour nous
mais chacun pourra s’en nourrir. 
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.




Car chaque fois que nous les refuserons, 
il manquera quelque-chose dans le monde
 ;
n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, 
car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie 
et l’Amour que Dieu nous a donnés.
 





Conte : Antoine Lang, "De fleurs et d'arbres"

illustration : Cyril Henry

Photo : Baerbel Kavanaugh

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 18:15

 

 

VAN GOGH
Un vieil homme, qui vivait dans un village n’avait plus de famille, excepté un jeune homme qui était son petit-fils. 
Ils avaient un cheval. Le jeune homme, de temps en temps, chevauchait jusqu’à la ville pour ramener des provisions.
Fort peu de gens, dans le village, avaient assez d’argent pour avoir un cheval. Les villageois enviaient donc le vieil homme et le considéraient comme quelqu’un qui avait bien de la chance.
Un jour, cependant, le cheval se perdit. Les villageois vinrent voir le vieil homme et, pour le consoler, lui dirent que ce n’était vraiment pas de chance d’avoir perdu ce cheval, le seul qu’il avait. « Quel dommage, dirent-ils, d’avoir perdu votre unique cheval ! Comme cela va être difficile pour vous maintenant ! »
Le vieil homme écouta et sourit : « C’est vrai que ce cheval est perdu. »
Les villageois insistèrent que ce n’était vraiment pas de chance d’avoir perdu ce cheval, mais le vieil homme répondit, en peu de mots, que le cheval n’était plus là.
Après quelques jours, le cheval revint accompagné de trois ou quatre chevaux sauvages. Les villageois se précipitèrent vers le vieil homme pour le féliciter de son immense bonne chance. « Oh ! Vous en avez de la chance ! Alors qu’auparavant vous n’aviez qu’un seul cheval, maintenant vous en avez trois ou quatre de plus. Vous en avez de la chance ! »
« Oui, dit le vieil homme, avant je n’avais qu’un cheval qui s’est perdu. Maintenant je vois qu’il est revenu avec trois autres chevaux. Je ne sais pas si j’ai de la chance ou non, la seule chose que je vois, c’est que ce cheval est revenu avec d’autres chevaux… » Mais les villageois continuèrent de le féliciter pour sa chance extraordinaire.
Quelques jours après, le petit-fils du vieil homme demanda la permission de monter un des nouveaux chevaux sauvages, qu’il avait réussi à apprivoiser. Le vieil homme la lui accorda en lui demandant de faire bien attention.
Mais voila, qu’un moment après, le jeune homme revint porté sur les épaules des villageois. Le cheval l’avait jeté à bas, et le pauvre jeune homme avait une jambe cassée.
Les villageois de nouveau se lamentèrent sur le manque de chance du vieil homme : « Vous n’aviez que cette seule personne pour s’occuper de vous dans votre vieillesse et hélas ! le voilà handicapé pour le restant de ses jours ! C’est un grand malheur qui s’est abattu sur vous. »
Le vieil homme répondit calmement : « Le garçon est certainement handicapé pour le restant de sa vie. Mais ce que vous dites concernant le grand malheur qui s’est abattu sur moi, ça vraiment je ne sais pas. »
La guerre éclata et il y eut une conscription. On recrutait partout des jeunes gens à travers le pays. Des officiers vinrent au village. Ils voulurent enrôler le petit-fils du vieil homme. « Mais il boite, dirent-ils, il ne peut pas nous être utile. »
« C’est à vous de décider », répliqua le vieil homme.
Les villageois accoururent voir le vieil homme et le félicitèrent pour sa chance extraordinaire : « Quelle chance pour vous que votre petit-fils se soit cassé la jambe dans cet accident ! »
« Ah ! dit le vieil homme, c’est vrai qu’ils n’ont pas voulu le prendre et ils ne me l’ont pas pris. Cela je le vois bien. Mais si j’ai de la chance ou non, que ce garçon se soit cassé la jambe et qu’il n’ait pas été envoyé à l’armée, je ne sais pas. » 


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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 20:54

 

 

veroniquemaly.chez-alice.frDe la souris et du chameau, lequel est le plus sage? La fable que disent les conteurs du désert nous en apprend beaucoup sur le monde animal…
 
    La souris est habile, rusée, rapide, intelligente. Elle glisse entre les mains de l’homme et s’insinue chez lui sans qu’il s’en aperçoive. Elle grignote son pain, son fromage, ses objets, son matelas, son lit, et lui ronge la vie. L’homme lui tend des pièges, qu’elle joue à déjouer. Alors l’homme tempête tandis que la souris, impertinente en diable, provoque, nargue et panique la maîtresse de maison qui saute d’un pied sur l’autre en poussant de grands cris. Pour cette simple malice souvent accorde-t-on au petit animal un regard attendri voire un peu amusé tant son dévergondage la présente finaude, ficelle, souvent brillante…et pourtant…!
    Le chameau, lui, plutôt grand animal placide, s’il impose le respect, c’est pour ses qualités d’endurance, de force et de robustesse. Il a ce grand pouvoir de vivre des jours sans manger et sans boire en marchant au soleil harassant du désert, un pied devant l’autre, obéissant à l’homme, sans jamais rechigner. Le chameau est fidèle, serviteur dévoué, mais jamais on ne dit qu’il est fin ou futé, qu’il a de la malice ou de la malignité… et pourtant…!
 
    Une souris fuyant l’homme, sauta sur un chameau et, imitant son maître, fit claquer sa langue, fouetta les deux bosses, lui intimant l’ordre de se lever et d’avancer. Le chameau ne dit mot, et ébranla l’équipage.
    La souris orgueilleuse, certaine de son pouvoir, fit des bons de fierté sur la montagne de poils.
    Arrivé sur les bords d’un tout petit ruisseau le chameau demanda à la souris de descendre, de passer devant lui de le tenir par la bride afin de le guider.
    « Souris , mon chamelier, montre-moi donc la route. Je ne suis que monture. Toi tu sais le chemin.
    - C’est que… dans ce ruisseau… je crains de me noyer! »
    Alors le chameau dit :  « Tout seul, jamais je ne l’ai fait. Je veux bien aujourd’hui, pour toi, essayer. » Et il mouille ses pieds en déclarant que l’eau n’est pas profonde, et qu’elle n’atteint même pas le bas de ses jarrets.
    « Oui, mais, dit la souris, ce qui pour toi est minuscule devient pour moi montagne, et la puce qui te pique est pour moi éléphant des tropiques. Ce qui est filet d’eau pour toi devient pour les souris un océan furieux. Je ne puis te guider.
    - Alors, dit le chameau, cesse de faire la fière, descends de ta monture pour réfléchir au moyen d’échapper à l’homme qui te poursuit et que je vois venir.
   - Pardon, dit la souris, je t’offre à genoux mille prières pour me faire traverser. J’irai par les monts et les dunes chanter tes louanges et dire que le chameau est le plus sage des animaux. »
 
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 23:05

Le-loup.jpg
Un soir, au près du feu, un vieux cherokee parle à son petit-fils.

Il lui parle d'une bataille qui se déroule à l'interieur des humains.


- Dans cette bataille, au coeur de chacun de nous, deux loups s'affrontent.
   
  L'un est le mauvais. C'est la colère, l'envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement sur soi, la culpabilité, le ressentiment, le sentiment d'inferiorité, le mensonge, l'orgueil, la superiorité et l'ego.

  L'autre est Dieu. C'est la joie, la paix, l'amour, l'espoir, la sérénité, l'humilité, la gentillesse, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi.


Le jeune garçon réfléchit un instant, puis demande à son grand-père :

- Et lequel des loups gagne?


Et le viel homme de lui répondre simplement :

- Celui que tu nourris.

 

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Koa

  • : Koah' - Rien n'arrive par hasard
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La peur n’a qu’une peur,
c’est que tu l’abandonnes.


Henri Gougaud
 




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L'univers est un champ : 
on y récolte ce qu'on y sème.

Ce n'est pas parce qu'on a une fois planté et récolté des ronces, qu'il faut renoncer à y planter 
quoi que ce soit.
 



Que désirer ? 
Que demander ?

Que semer qui apporte notre épanouissement et celui d'autrui ?



Voilà les questions fondamentales



Olivier Clerc
 




Rossanna 2004






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  Paix   Peace  

 Pace   Pax  Shalom  

Mir   Salam

 Shanti




 

Freda   Irini   Damai    

Pokoj      Fred   

Taika   Paco   

Lahna   

Salama 

      Patcha

 

 

  peace in oneself peace in the world koah 



Karburant

mandala rien ~ Koah
Ce que nous accomplissons 
à l'intérieur
modifie la réalité extérieure.

 Otto Rank
 
 

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