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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 03:04

 

 

Alberto-Zuppechin.jpg

 
Beaucoup vinrent, y compris le frère et les sœurs de Svasti. Les garçons s’étaient baignés et parés de vêtements propres. Les filles portaient leurs plus beaux saris. Celui de Sujata était couleur ivoire, celui de Nandabala, de la teinte des jeunes feuilles de bananier, et celui de Bihma était rose. Les enfants, assis en cercle autour de Siddharta, formaient un parterre de fleurs multicolores.
            Sujata avait apporté un plein panier de noix de coco et de morceaux de sucre de palme et Nandabala une corbeille de mandarines. Les enfants se délectèrent de la chaire gouteuse des noix. Siddhârta s’assit au milieu d’eux. Ruppak lui offrit un morceau de noix de coco et un peu de sucre sur une feuille de pippala, tandis que Nandabala lui tendait une mandarine. Siddharta les remercia et mangea avec eux.
            Sujata voulu faire une déclaration :
            - Chers amis, ce jour est le plus beau de la vie de notre maître. Il a découvert la Grande Voie. C’est aussi un grand moment pour moi. Frères et sœurs, considérons cette journée comme une occasion de grande réjouissance. Nous sommes ici pour saluer son Illumination. Très vénérable Maître, vous avez trouvé le grand Chemin. Vous ne pouvez pas rester avec nous pour toujours, aussi, s’il vous plaît, enseignez-nous ce que nous sommes aptes à comprendre.
            Sujata joignit les mains et s’inclina devant Gautama en signe de respect et de dévotion. Nandabala et les autres enfants firent de même.
            Siddhârta les invita gentiment à se redresser.
            -Vous êtes des enfants intelligents et je suis certain que vous serez capables de comprendre et de pratiquer ce que je vais partager avec vous. La Grande Voie est profonde et subtile, mais toute personne désireuse de s’y engager avec tout son cœur et son esprit peut la suivre.
            « Quand vous pelez une mandarine, vous pouvez la manger distraitement ou consciemment. Que veut dire : manger une mandarine en Pleine Conscience ? Cela signifie que vous savez que vous mangez une mandarine. Vous appréciez pleinement son odeur agréable et son goût délicieux. Quand vous la pelez, vous avez conscience de la peler, quand vous en portez un morceau à votre bouche, vous savez que vous êtes en train d’en prendre un morceau et de le mettre dans votre bouche ; quand vous expérimentez son odeur agréable et son goût délicieux, vous êtes conscient que vous êtes en train d’apprécier son odeur agréable et son goût délicieux. La mandarine que Nandabala m’a offerte avait neuf sections. J’en ai mangé chaque morceau consciemment en appréciant combien chacun d’entre eux était délicieux. J’étais conscient de l’existence de la mandarine, aussi, elle est devenue très réelle pour moi. Si la mandarine est réelle, la personne qui la mange est aussi réelle. Voilà ce que veut dire manger une mandarine consciemment.
            « Mes enfants, maintenant, que veut dire : manger une mandarine sans Pleine Conscience ? Cela signifie que vous n’êtes pas vraiment conscient que vous en mangez une. Vous n’êtes pas attentifs à son odeur agréable et à son goût délicieux. Quand vous la pelez, vous n’êtes pas à ce que vous faites ; quand vous en portez un morceau à votre bouche, vous accomplissez ce geste distraitement. En mangeant une mandarine de cette façon, vous ne pouvez pas apprécier sa nature précieuse et merveilleuse. Si vous n’êtes pas conscient d’être en train de la manger, alors celle-ci n’est pas réelle. Dans ce cas, la personne qui l’avale ne l’est pas non plus. Mes enfants, voilà ce que signifie manger une mandarine sans Pleine Conscience.
            « Quand vous mangez une mandarine en Pleine Conscience, vous êtes vraiment en contact avec elle. Votre esprit n’est pas agité par des pensées passées ou futures mais demeure dans le moment présent. La mandarine existe vraiment pour vous. Vivre en Pleine Conscience signifie vivre pleinement le moment présent, l’esprit et le corps enracinés dans l’ici et maintenant.
            « Une personne pratiquant la Pleine Conscience peut apercevoir dans la mandarine des composantes que les autres seront incapables de discerner : le mandarinier, la croissance printanière du fruit, la lumière du soleil et les goutes de pluie qui l’ont nourri. En l’observant intensément, elles peut voir les milliers d’éléments qui ont permis l’existence du fruit. Elle peut y discerner toutes les merveilles de l’univers et toutes ses parties interagissant entre elles. Mes enfants, votre vie est à l’image de cette mandarine divisée en sections. Vivre les vingt-quatre heures d’une journée revient à manger toutes les parties d’une mandarine. La Voie que j’ai trouvée permet de vivre chaque heure du jour en Pleine Conscience, le corps et l’esprit en permanence dans l’instant présent. Le chemin opposé consiste à vivre dans la distraction. Vous ne savez alors pas vraiment que vous êtes en vie. Vous ne jouissez pas pleinement de la vie parce que votre corps et votre esprit ne sont pas fermement dans l’ici et maintenant.
            Gautama se tourna vers Sujata.
            - Penses-tu qu’une personne vivant en Pleine Conscience puisse faire beaucoup d’erreurs ?
            -Vénérable Maître, une telle personne se trompera rarement. Ma mère dit toujours qu’une fille doit être attentive à sa façon de marcher, de se tenir, de parler, de rire et de travailler afin d’éviter les pensées, les mots et les actions qui risquent de nuire aux autres ou à elle-même.
            -Exact, Sujata. Une personne qui vit en Pleine Conscience sait ce qu’elle pense, dit et fait à tout moment. Elle évite les pensées, les mots et les actions susceptibles de faire souffrir les autres ou elle-même.
            « Mes enfants, celui qui vit en Pleine Conscience vit dans le moment présent. Conscient de ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de soi, en prise directe avec la vie, il est capable de comprendre clairement tout ce qui surgit en lui et hors de lui. La compréhension mène à la tolérance et à l’amour. Quand tous les êtres se comprendront les uns les autres, ils s’accepteront et s’aimeront. Alors, ils n’auront plus de souffrance. Qu’en dis-tu, Svasti ? Les gens peuvent-ils s’aimer s’ils sont incapables de se comprendre ?
            -Vénérable Maître, sans la compréhension, l’amour est plus difficile. (…)
            -Très juste, Svasti ! L’amour n’est possible que s’il y a compréhension. Seul, l’amour permet l’acceptation. Vivez votre vie en Pleine Conscience, mes enfants, et vous approfondirez votre compréhension. Vous serez alors aptes à vous comprendre vous-mêmes, les autres et toutes choses. Vos cœurs seront remplis d’amour. C’est le chemin merveilleux que j’ai découvert.
            Svasti salua les mains jointes.
            -Vénérable Maître, pouvons-nous dire que ce chemin est le « Chemin de la Pleine Conscience » ?
            Siddhârta sourit.
            -Certainement. J’aime beaucoup cette expression. Le Chemin de la Pleine Conscience mène à l’Eveil Parfait.
            Sujata leva ses mains, paumes serrées, pour demander la permission de poser une question.
            -Vous êtes l’éveillé, celui qui montre la voie pour vivre en Pleine Conscience. Pouvons-nous vous appeler « l’Eveillé » ?
            Siddhârta approuva d’un signe de tête.
            -J’en serai très heureux.
            Sujata reprit la parole.
            -Eveil en langue magadhie se dit « Budh ». Une personne qui est éveillée s’appelle donc un « Bouddha » en maghadi. Nous vous appellerons  « Bouddha ».
 
 
 
 
 
Thich Nhat Hanh, Sur les traces de Siddharta
Photo : Alberto Zuppechin
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 00:03

 

 

Bouddha---.jpg



Voici ce qui doit être fait
par celui qui, doué de bonté,
 connait les chemins de la paix :  
Faire que l’on soit aguerri et droit,
Franc et au discours aimable,
Humble et dépourvu de morgue,
Content et satisfait de peu.
Délestés de vaines tâches et économe de manières,
Pacifique et calme et sage et délié,
Sans orgueil ni doléances envers la nature.
Faire aussi qu’on ne commette le plus petit acte
Que la sagesse pourrait réprouver.
Souhait : puisse toute créature vivre à sa guise
Dans la joie et la tranquillité,
Qu’elle soit faible ou forte, n’en omettez aucune,
Grande et puissante, moyenne, courte ou petite, 
visible et invisible,
Celle qui nous est proche, et celle qui est au loin,
Celle qui est née et celle qui est à naître,
Puisse toute créature vivre à sa guise.
 
Ne permettre à personne d’en décevoir une autre,
Ou la déprécier quelqu’en soit l’état.
Ne permettre à personne par colère ou folie
De souhaiter le mal d’autrui.
Comme la mère de sa vie
Protège son unique enfant, avec un cœur infini
On devra chérir tous les êtres vivants ;
Répandre la bonté sur la terre entière
A travers les cieux
Et jusqu’aux abysses ;
Des grandes étendues, par-delà l’infini,
Affranchi de tout mal, de tout désir de haine.
Immobile ou marchant, assis ou couché,
Libre de somnolence,
De ces paroles chacun devra exalter le souvenir,
Que l’on dit être la sublime constante.
En renonçant à ses visions figées,
Tel le cœur pur, jouissant de clairvoyance,
Libéré de tout désir sensoriel
Ne renaîtra pas en ce monde.
 
 



Meta-sutra
 

Le Meta, c’est l’amour-bonté.
 

            En récitant les paroles du Méta-Sutra, nous nous rappelons notre volonté d’étendre notre amour, notre mansuétude, notre empathie et notre bonté à tous les êtres vivants sans exception. Lisez le Meta-sutra et songez au sens profond des paroles de Bouddha quand il disait : «  Comme de sa vie la mère fait un bouclier pour son enfant, c’est d’un cœur infini qu’il nous faut chérir tous les êtres vivants. ». Il est dit que réciter le Meta-sutra apporte de multiples bienfaits au disciple et à tout ce qui l’entoure.
 



Lama Surya Das, Eveillez votre spiritualité
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 15:49

Le bonheur ne se trouve pas avec www.stephanart.com
effort et volonté,
Mais réside là tout proche,
Dans la détente et l’abandon.
Ne sois pas inquiet, il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a
aucune importance.
Parce que dépourvu de toute réalité.
Ne t’attache pas aux pensées, ne les
juge pas.
Laisse le jeu de l’esprit se faire tout seul.
S’élever et retomber,
Sans intervenir.
Tout s’évanouit et recommence à nouveau,
sans cesse.
Cette quête même du bonheur est ce
qui t’empêche de le trouver.
Comme un arc-en-ciel qu’on poursuit
sans jamais le rattraper.
Parce qu’il n’existe pas, parce qu’il a
toujours été là.
Et parce qu’il t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des choses
bonnes ou mauvaises,
Elles sont semblables aux  arcs-en-ciel.
A vouloir saisir l’insaisissable, on
s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relâche cette saisie,
 l’espace est là,
Ouvert, hospitalier et confortable.
Alors jouis-en.
Ne cherche plus.
Tout est déjà tien.
A quoi bon aller traquer dans la jungle
 inextricable,
L’éléphant qui demeure tranquillement
 chez lui.
Cesse de faire.
Cesse de forcer.
Cesse de vouloir.
Et tout se trouvera accompli,
Naturellement.
 
 
Lama Guendune Rimpoché, Mahamoudra 
illustration: Stephanart, meditation
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 23:03

goute.jpg
 






Nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin. 

Il n’y a aucun besoin de nous améliorer.
 
Tout ce cirque que nous faisons – la peur tenace d’être mauvais et l’espoir d’être bons, les identités auxquelles nous nous accrochons tant, la rage, la jalousie et les dépendances de toutes sortes – n’atteint jamais notre richesse fondamentale. Ce sont autant de nuages qui obscurcissent temporairement le soleil. Mais toujours la chaleur et la brillance sont là. C’est ce que nous sommes vraiment. Un clin d’œil nous sépare de l’éveil total.
Nous regarder nous-mêmes ainsi est très différent de ce que nous faisons d’habitude. De ce point de vue, il n’est pas nécessaire de changer : on peur se sentir aussi misérable que l’on veut, on reste un bon candidat à l’éveil. On peut s’imaginer être le cas le plus désespéré du monde, ce sentiment est une richesse, et non quelque chose à jeter ou à améliorer. Il y a une richesse dans tout ce fatras malodorant pour lequel on a tant d’aversion et qu’on prise si peu. Les choses réjouissantes – ce qu’on aime tant chez soi, ce qui est source de fierté ou d’inspiration – sont aussi notre richesse.
Grâce aux pratiques présentées dans ce livre, on peut commencer là où l’on est. Si on est en colère, en état de manque ou déprimé, les pratiques décrites ici ont été élaborées pour encourager chaque être à utiliser tout ce dont il aimerait se défaire, afin d’éveiller sa compassion envers lui-même et les autres. Ces pratiques montrent comment s’accepter soi-même, comment entrer directement en rapport avec la souffrance, comment arrêter de fuir les aspects pénibles de la vie. Elles montrent comment travailler de bon cœur avec la vie telle qu’elle est, tout simplement.
Quand on entend parler de compassion, cela soulève naturellement la question de travailler avec les autres, de s’occuper d’eux. La raison pour laquelle on ne se soucie pas d’autrui – que ce soit son enfant, sa mère, quelqu’un qui sait manier l’insulte ou communiquer la peur – c’est qu’on n’est même pas présent à soi-même. Il y a des parties entières de soi-même qui sont si indésirables qu’on prend la poudre d’escampette chaque fois qu’elles commencent à resurgir.
Comme on a tendance à fuir, on perd continuellement l’occasion d’être là précisément, d’être là en ce moment même. On passe son temps à manquer le moment où l’on est. Pourtant, si on arrive à faire l’expérience du moment dans lequel on est, on découvre qu’il est unique, précieux et totalement frais. Il ne survient jamais deux fois. On peut jouir de chaque moment et le célébrer – il n’existe rien de plus sacré. Rien de plus vaste ni de plus absolu. En fait, il n’y a rien de plus !
C’est uniquement dans la mesure où nous sommes arrivés à connaître notre propre souffrance, où nous sommes entrés en rapport avec elle, si tant est que nous l’ayons fait, que nous pourrons être intrépides, assez courageux et assez guerriers pour ressentir la souffrance des autres. Dans cette mesure, nous pourrons accepter la souffrance des autres parce que nous aurons découvert que leur souffrance et la nôtre ne sont pas différentes.
Cependant, pour en arrivé là, nous avons besoin de toute l’aide possible. J’espère que ce livre vous fournira cette aide. Les outils qu’il offre sont trois pratiques d’un grand secours. Ce sont :
1         La méditation assise de base (ou méditation shamatha-vishyana).
2         La pratique de donner et recevoir (ou Tonglen)
3         La pratique des slogans (les sept points de l’entraînement de l’esprit ou lojong)
 
Toutes ces pratiques font naître un sentiment de confiance : la sagesse et la compassion dont nous avons besoin sont déjà en nous. Elles nous aident à nous connaître nous-mêmes, nos parties rugueuses et nos parties lisses, notre passion, notre agression, notre ignorance et notre sagesse.




Pema Chödrön, La Voie commence là où vous êtes.
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Koa

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La peur n’a qu’une peur,
c’est que tu l’abandonnes.


Henri Gougaud
 




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L'univers est un champ : 
on y récolte ce qu'on y sème.

Ce n'est pas parce qu'on a une fois planté et récolté des ronces, qu'il faut renoncer à y planter 
quoi que ce soit.
 



Que désirer ? 
Que demander ?

Que semer qui apporte notre épanouissement et celui d'autrui ?



Voilà les questions fondamentales



Olivier Clerc
 




Rossanna 2004






kimia paix peace pace shanti

   

  Paix   Peace  

 Pace   Pax  Shalom  

Mir   Salam

 Shanti




 

Freda   Irini   Damai    

Pokoj      Fred   

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Salama 

      Patcha

 

 

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mandala rien ~ Koah
Ce que nous accomplissons 
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modifie la réalité extérieure.

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